L’ODCO promeut les coopératives :une contrevérité !(2)
Les dessous de l’Office du Développement de la Coopération (1962-2026)/ Youssef Alaoui Solaimani
L’ODCO promeut les coopératives :une contrevérité !(2)
Les dessous de l’Office du Développement de la Coopération (1962-2026)
Youssef Alaoui Solaimani

Le long règne de l’Office du Développement de la Coopération sur les coopératives nationales parait brillant et paisible, pour le commun des mortels. Ce nonobstant, son bilan est triste pour celui qui s’intéresse à la promotion des coopératives, qui analyse les chiffres, et les ressources en adéquation avec leur emploi, les résultats annuels, les objectifs, la gouvernance, la gestion, et les performances de l’établissement public. Et examine les rapports de l’Inspection Générale des Finances IGF[1] et de la Cour des comptes[2] qui épinglent l’ODCO. L’expert estime de même la pertinence des recommandations du Médiateur du Royaume[3], qui interpellent l’ODCO. Comment lui faire entendre raison alors qu’il campe sur ses positions ? L’arbitre considère aussi la Déclaration sur l’identité coopérative[4] de l’Alliance Coopérative Internationale ACI[5], dont l’ODCO est membre. Il examine également le respect de la Recommandation 193[6] sur la promotion des coopératives de l’Organisation internationale du travail OIT[7], dont le Maroc est un État membre depuis 1956, s’intéresse de près aux Objectifs de Développement Durable ODD 2030[8], de l’Organisation des Nations Unies ONU, dont le Maroc est un État membre, depuis 1956, s’alignant dans le rang tant bien que mal. Il évalue encore l’impact des mesures prises par l’ODCO à l’occasion des Années internationales des coopératives de 2012 et de 2025[9], de l’ONU. Il lit avec intérêt l’histoire de la coopérative, dont l’ODCO fait partie intégrante, depuis son introduction au Maroc pendant le protectorat français jusqu’à nos jours. Et s’étonne enfin que le secteur coopératif « riche » de ses 63 445 coopératives[10] n’ait pas encore ses propres instituts coopératifs ou collèges, tels ceux du Bénin, du Kenya, du Nigeria ou de la Tanzanie, une prérogative de l’ODCO. Où sont donc formés ses cadres qui accompagnent les coopératives ? L’ODCO s’incline-t-il réellement aux exigences de sa mission et de ses attributions, ou se considère-t-il au-dessus des lois ? Éclairage sur une pile de neuf dossiers truffés d’intrigues et lourds d’interrogations.
Je ne vous le dis pas. Vous êtes sur le pas de la porte du Maroc de la coopérative, qui a un long duel avec la maladie. Âmes sensibles abstenez-vous de lire la suite, s’il vous plaît, si vous redoutez les scalpels du chirurgien, les odeurs de la salle d’opération, de sang, de fluides corporels, et de tissus organiques. Les bistouris étant l’analyse et la synthèse, et la critique historique. Le langage utilisé est parfois cru, je vous préviens, les figures de style précises, et tranchantes afin de décrire au plus juste le cas. Et seule la région du corps de la coopérative où se déroule l’intervention est découverte, le cœur. Je m’éclipse discrètement pour céder la place et la parole au médecin, et j’engage les courageux et les courageuses à poursuivre la lecture.
La coopérative du Coran ?
Une question inédite
Pourquoi cette question ? Parce que pendant longtemps on pouvait lire sur la façade, juste au-dessus de l’entrée principale, de l’immeuble qui abritait l’ancien siège national de l’Office du Développement de la Coopération, à Rabat, ceci : بسم الله الرحمان الرحيم ﴿ وتعاونوا على البر والتقوى﴾ صدق الله العظيم [Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ‘’Et entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété’’[11] Allah Tout-Puissant est véridique.] Puisque le saint verset sert d’enseigne à l’ODCO, et que le Maroc est un « État musulman souverain »[12] nous pourrions donc parler de la coopérative du saint Coran, celle des bonnes œuvres et de la piété: تعاونية البر والتقوى
En effet, la perspective est pleine de bon sens, et provoque l’examen de la problématique de l’islamisation de la coopérative. L’histoire de la coopérative au Maroc s’écrit du point de vue historique, problématique, économique, politique, social, culturel et religieux. Des angles de prise de vue fatals, tous. Complémentaires les uns aux autres. Permettant un champ de vision à trois cent soixante degrés, sans angle mort. Une scanographie essentielle pour appréhender les contours de « La coopérative au Maroc » ou «La coopérative marocaine» ou encore « La coopérative nationale ». Une idée de l’appellation étant donnée, voilà la tournure qui lui est la plus adéquate aujourd’hui : « La coopérative en séjour au Maroc ». En villégiature !
L’idée dominante est celle de délimitation. La coopérative nommée à tort marocaine a été baptisée au Maroc, sous protectorat français, puisque introduite dès 1934[13] par un colonisateur très chrétien, vingt-deux ans après son instauration, par le traité de Fès[14]. En effet, la toute première coopérative apparue au Maroc, entre « indigènes » fût constituée le 1er décembre 1934 à Agadir, et baptisée : « la société coopérative des pêcheurs indigènes du Souss ». Il convient de signaler que l’appellation : « société coopérative » est entendue au sens du mode d’existence de l’entreprise coopérative, caractérisé par la vie en groupe, en société à ne pas confondre avec « la société commerciale » qui est une toute autre forme juridique des entreprises. La seconde coopérative fût formée moins de six mois plus tard, le 20 mai 1935, à Biougra, toujours dans la même région du Souss (sud du Maroc). Baptisée quant à elle : «l’association indigène de mouture de Biougra ». Bien que le nom de coopérative ne soit pas prononcé dans la dénomination, il n’en demeure pas moins que c’est bien une coopérative, car on trouve dans cette « association » les deux éléments universels qui caractérisent toute coopérative : 1) l’élément social – association de personnes ; 2) l’élément économique – entreprise au service de ses membres. Il convient de signaler là aussi que le nom : «association de personnes» est entendu au sens du mode d’existence de l’entreprise coopérative, caractérisé par l’association de coopérateurs, un groupement qui forme à l’unisson toute alliance, autour d’un projet humain, à ne surtout pas confondre avec l’organisation non gouvernementale appartenant à l’économie sociale et solidaire, nommée : «Association » qui partage avec la coopérative le même secteur économique.
Anne et Marie
Les coopératives presque jumelles furent baptisées par leur père fondateur, leur animateur, et administrateur légal, le Chef du bureau des affaires indigènes d’Agadir-Banlieue, militaire de surcroît, le Capitaine François Olloix[15], présenté en témoignage pour attester la paternité française de la coopérative désignée marocaine, et par conséquent sa mise en tutelle sous protectorat français. C’est là une première alerte signalant « l’asthme du nourrisson » dont les symptômes sont une gêne respiratoire, respiration rapide, sifflements, toux sèche et persistante… L’asthme ne disparaitra que lorsque la coopérative deviendra adulte, c’est à dire indépendante, et quand elle appartiendra à ses membres marocains et musulmans, et disposera bien évidemment d’un cadre juridique qui n’autorise un appui que pour protéger les intérêts de ses membres marocains et musulmans et de qui traite avec eux. De telles intentions sont-elles conformes à la nature coloniale, et aux principes d’une administration du même nom, préceptrice morale et spirituelle des « pêcheurs indigènes » et du projet coopératif offert en prime? « Oh! Que nenni » objecte notre médecin. N’émanant pas des « indigènes » eux-mêmes, le projet succombera sous le faix de tutelle, puisque inscrit dans une logique de colonisation et dans un contexte d’hégémonie de l’Europe, qui domine le monde grâce à la puissance technologique que lui confère la révolution industrielle, et du sentiment d’incarner la « civilisation » qu’elle s’est de son ivresse profondément imbue. « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » Alfred de Musset ne croyait pas si bien dire. Occidentez l’Orient, l’autel étant tourné vers le Far West.
Anne et Marie meurent dans les bras de leur père biologique ayant fourni le matériel génétique nécessaire pour les concevoir : François Olloix. L’une à 9 ans et l’autre à 13. Elles cessèrent toute activité en 1944 et en 1948[16]. Mortes et enterrées au Maroc, toujours sous protectorat français. Les corps furent transférés au cimetière chrétien de Marrakech. À l’intersection de ses deux allées principales, on aperçoit un imposant monument blanc, portant l’inscription : Aux combattants français et marocains qui ont donné leur vie pour la liberté. Elles sont signalées par les mentions : anges au ciel, ci-gisent Anne et Marie Olloix (1934-1948) et (1935-1944). Priez pour elles.
Une coopérative de musulmans baptisée par le père François Olloix !
« Mais ce n’est qu’en 1937 que furent réellement jetées les bases d’un véritable mouvement coopératif en milieu autochtone marocain.»[17] Et en 1956 ? Le Maroc libre décide de garder la coopérative « ressuscitée » et de l’adopter. Elle prend donc le nom de son substitut parental, et sa nationalité, l’adoption étant plénière. Une coopérative de musulmans baptisée, et atteinte de maladie infantile. Aussitôt la voilà bouche bavante sur ce sein béant jusqu’au nombril, que la gérance défaite de son soutien tricolore dénude, le lait à peine entré ressort par le nez. Le refus de téter l’islam est franc. Grande dévote du régime, Dada nounou corne de gazelle enrobée de sucre glacé, le teint café, souriant des yeux est plantureuse à souhait, le ventre en accoudoir et le soutien-gorge en porte-monnaie, foulard rouge et vert noué en turban, tatouage sur le menton discret, de son vrai nom Al-Yaqôt (le rubis), les manches soigneusement relevées jusqu’aux coudes, grâce à une bande élastique blanche, formant une bretelle de taille 7XL au moins, croisée dans le dos fort justement en symbole mathématique « l’infini » ∞, servant à dégager ses avant-bras laborieux, et à tenir hors d’état de nuire ceux oisifs de son caftan, d’âge inconnu, son fidèle pensionnaire, son jules en berne est épuisé de retouches et de sueur froide de l’agonie. L’abdomen quant à lui, est ceinturé par une mdama, largement clémente, brodée, en sqâlli et fil doré, qui peine à en faire le tour en moins de quatre-vingt jours et leurs nuits, dont l’agrafe vacille sous le faix de châtiments, crie. Dady est bien obligée d’admettre qu’elle n’est pas adaptée de tous points à l’amour de ce bébé égoïste à deux, n’accueillant point les mérites de ce breuvage maternel pur et aliment. Des hochets à foison de tout acabit ornent le berceau, et l’encombrent de stimuli, mais rien à faire. Le ventre creux, la petite ne pleure même pas. C’est une grève de la tétée, en signe de protestation, pour fléchir un adversaire qu’elle voit venir. Groggy, elle se laisse aller dans les bras ébène de Dady. Le lait banni, craché, exclu, proscrit, vomi, est remplacé par l’alimentation artificielle. Mauvais pour la santé et l’économie. Bout de chou manque d’amour, petit cœur est endolori.
La coopérative ressemble à son père, précoce sitôt et pubère, est en mal de coopérateur viril, voilà tout. Ayant désormais le makhzen en balconnet se redresse par deux gros bonnets : le mouvement coopératif français et le colonialisme. Le secteur coopératif marocain en est le produit, le codicille. Un symptôme, la confrontation entre l’identité coopérative européenne et l’identité culturelle du coopérateur marocain, docile, domestiqué, sous développé, et ignorant tout sur la dulcinée versatile, et sur son arthrite idiopathique juvénile, un mariage infligé par charité chrétienne, un legs subtil. Une collusion d’intérêts, une entente secrète entre le marteau et l’enclume. Le but, façonner l’indigène, dénigrer sa culture, pourrir son identité, le soumettre, l’aplatir, ou le faire disparaitre, une entente secrète entre le christianisme sauveur et la colonisation dominatrice, matérialiste et guerrière. Alléluia « Liberté, Égalité, Fraternité». « Ainsi soit-il » ou «Aâmin»[18] ?
La coopérative en ménage est puceuse et le coopérateur cocufié, la misère est à son comble: la puce est un insecte de très petite taille, bleu-blanc-rouge de couleur, se déplaçant par sauts, parasite de la coopérative et du coopérateur, qu’il pique pour se nourrir de leur sang; marie-couche-toi-là[19] « sans-culotte »[20] est promue d’un coup « ange blanc »[21], inouï! Appelée au front elle dit oui, à l’érection[22] de la monarchie rapatriée depuis Antsirabé[23] à la circoncision[24] de son économie. Grand dessein mais point le sien: au service de ses membres, pas de ménage à trois, rien. Somme toute, à la merci du pouvoir se couche devant lui, sans délibéré se le farcie, bien sûr que si. «Makhzen» et on dit « Magasin » aussi, la langue du Coran ayant sucré, épicé, et parsemé la française de lilas et d’azalée. L’entrepôt en question, est entouré de secrets, chuchotés à l’oreille en conseil du palais. Bref, il désigne l’appareil d’État de toute une dynastie, aucune ride, gardant jouvence, fontaine, et toutes ses dents. Son soutien est pléthorique, il faut le dire, et le chanter en chœur, laisse des traits bizarres et des rougeurs. Ni pudique ni orthopédique, une contrefaçon, une copie caricaturale au mépris de la politesse, sans façon. Ça saute aux yeux comme la vérole sur le bas clergé. Coopérative, cruche, ou potiche, allez savoir. Enfin, bon, passons !
Un jour de l’année 1803, dans un vieux français, un écrivain et célèbre homme politique écrivit dans Génie du christianisme, un ouvrage apologétique: «Tandis que le christianisme brilloit au milieu des adorateurs de Fo-hi, que d’autres missionnaires l’annonçoient aux nobles Japonois, ou le portoient à la cour des sultans, on le vit se glisser, pour ainsi dire, jusques dans les nids des forêts du Paraguay, pour apprivoiser ces nations Indiennes, qui vivoient, comme des oiseaux, sur les branches des arbres.»[25]
Quelque onze siècles plus tôt, dans sourate Al-Imrane[26], verset 85, Dieu prévient du danger de désirer une religion autre que l’islam: ‘’Et quiconque [Celui, quel qu’il soit, qui] désire une religion autre que l’islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants’’; et dans sourate Ibrahim verset premier, Dieu le Très-Haut dit aussi: ‘’Alif, Lâm, Râ. (Voici) un livre que nous avons fait descendre sur toi [Mohammad], afin que – par la permission de leur Seigneur – tu fasses sortir les gens des ténèbres vers la lumière, sur la voie du Tout Puissant, du Digne de louange.’’ En s’adressant au prophète de l’islam, Dieu lui dit dans sourate Al-Anbiya (les prophètes) verset 107: ‘’Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers.’’
Qui croire ?
[1] Corps supérieur d’inspection des finances publiques créé par un texte de loi du 14 avril 1960 qui fixe de manière précise ses attributions, missions et prérogatives. Placée sous l’autorité directe du Ministère de l’Économie et des Finances, l’I.G.F exerce de larges prérogatives en matière de contrôle et d’audit. https://www.finances.gov.ma/fr/Ministere/Pages/igf.aspx
[2] Chargée du contrôle supérieur des finances publiques. https://www.courdescomptes.ma/
[3] Institution nationale indépendante et spécialisée, créée en vertu du dahir n° 1-11-25 du 17 mars 2011, dans le cadre de réformes institutionnelles visant à consolider les acquis en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme. https://www.mediateur.ma/fr
[4] Déclaration formulée par l’Alliance coopérative internationale ACI en 1895, et révisée en 1995.
[5] Organisation internationale, Fédération coopérative, la voix du mouvement coopératif auprès de l’ONU. Créée le 19 août 1895 après un congrès coopératif à Londres, en Grande-Bretagne, pour promouvoir le modèle coopératif à travers le monde.
[6] Recommandation concernant la promotion des coopératives, adoptée à Genève le 20 juin 2002 par la Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail.
[7] Organisation des NU se consacrant à la promotion de la justice sociale et des droits de l’homme et du travail internationalement reconnus. L’OIT dispose d’un bureau des coopératives depuis 1920, une année seulement après sa création.
[8] 17 au total, ils ont été adoptés par les l’ONU en 2015. Ils sont un appel mondial à agir pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et faire en sorte que tous les êtres humains vivent dans la paix et la prospérité d’ici à 2030. L’ONU considère que les coopératives contribuent à la réalisation des ODD 2030.
[9] Initiatives de l’ONU en 2012 et en 2025, qui reconnait et célèbre le rôle essentiel des coopératives à travers le monde.
[10] « 63.445 coopératives et plus de 778.000 adhérents… les ambitions de l’économie sociale et solidaire exposées par le chef du gouvernement » Aujourd’hui le Maroc, 20 janvier 2026. Mohamed Badrane.
[11] Sourate Al-Maïdad, 2.
[12] Préambule de la Constitution marocaine 2011.
[13] « Le développement et l’évolution du mouvement coopératif en milieu autochtone marocain (1934 – 1950) » Bulletin économique et social du Maroc, p 269, Jean Mothes. Rabat le 15 avril 1950.
[14] Convention signée le 30 mars 1912 à Fès au Maroc, par le diplomate français Eugène Regnault et le sultan marocain Moulay Abdelhafid. Il s’agit de l’organisation du protectorat français dans l’Empire chérifien.
[15] « Le développement et l’évolution du mouvement coopératif en milieu autochtone marocain (1934 – 1950) » Bulletin économique et social du Maroc, p 269, Jean Mothes. Rabat le 15 avril 1950.
[16] Idem
[17] Idem
[18] Formule systématique de conclusion, derrière sourate Al-Fatiha, pour les cinq prières quotidiennes du musulman.
[19] Définition de la femme facile, selon le dictionnaire en ligne, le Robert.
[20] Nom donné, au début de la Révolution française de 1789, par mépris, aux manifestants populaires qui portent des pantalons à rayures et non des culottes (hauts-de-chausses), symbole vestimentaire de l’aristocratie d’Ancien Régime. Wikipédia. La coopérative est en quelque sorte une entreprise du peuple, ce qui explique l’analogie.
[21] Les « anges blancs » est le nom donné aux infirmières de la première guerre mondiale.
[22] Action d’élever
[23] Ville de Madagascar ou fut exilée la famille royale marocaine, par les autorités français (1953 – 1955).
[24] Le retranchement des choses mauvaises. الطهارة أو التطهير
[25] François-René de Chateaubriand (1768-1848) Génie du Christianisme, t. 2, 1803, p. 426.
[26] (Famille Imrane) Famille maternelle, par essence par naissance, du Christ Aissa fils de Maryam, prophète et messie de Dieu. Grâce et Paix sur les prophètes et messagers de Dieu