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De Tamim Al-Dari à Thomas Edison || La Maison de Dieu, l’islam et l’innovation féconde

Youssef Alaoui Solaimani

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De Tamim Al-Dari à Thomas Edison

La Maison de Dieu, l’islam et l’innovation féconde

Youssef Alaoui Solaimani

Thomas Edison illumine les mosquées depuis des lustres, y compris les trois sacrées. Ancêtre de l’ampoule électrique de notre ami, la lampe à huile était aussi méconnue, là où derrière le Messager de Dieu les compagnons prient, alors qu’elle régnait déjà dans les églises de Mésopotamie. Par une belle soirée du jeudi, l’un d’entre eux, le vénérable Tamim Al-Dari, prêtre en Palestine, de son état, savant et érudit, devenu musulman, un fidèle parmi les fidèles, et quel fidèle, s’en chargea et l’introduisit, droit dans l’illustre et second lieu saint, à Médine, en Arabie, la veille du jour glorieux, férié et bien béni, le vendredi, l’éclairage doux du clair de lune et celui enfumé des palmes sèches, folioles et rachis, restent insuffisants et réduits. Le prix de l’initiative, payé en devise forte, une auguste prière, spontanée, exaucée, lui rapporte, en signe de reconnaissance, l’invocation du Nabi le porte, dernier messager dans l’ordre et premier au paradis, celui qui de nuit fit un voyage miraculeux, divin, de la Mecque à Jérusalem, sans escale, en première classe, en ligne directe, puis traversa les cieux, en mission parfaite, diligentée par L’Audient, Le Clairvoyant. La monture éclair de fonction, est nommée Burāq, anges et étoiles en escorte. Du sommet des sept ciels, le voyageur glorifié l’éclaire, le faisceau lumineux, qualifié justement par Dieu ‘’lampe éclairante’’[1] le soussigné est né miséricorde, atteste, s’adresse à Tamim et lui dit: «Tu as illuminé l’islam, puisse Dieu te parer de lumière, dans la vie ici-bas et dans la dernière. Et si j’avais une fille [célibataire] sache que je te l’aurais donnée en mariage.»[2] Tout ce qui magnifie la Maison de Dieu, l’embellit et l’agrémente, illumine par voie de conséquence l’islam, la religion acceptée de Dieu[3], une belle pédagogie, l’instituteur, le Maître absolu : céleste l’école, donne son avis, s’acquitte d’un message, qui traverse les firmament: célestes les cols, validé par l’archange exécutant les ordres d’Al-Badī, Al-Hādi, Al-Bâri’. Son Prophète, du transfert de technologie, il fut bien plus que ravi, puis du deuxième, tout à fait aussi : le Minbar, grâce à Tamim, toujours lui, d’ailleurs provenu de l’autel, qui par le passé il l’avait gravi, à trois marches, des curés de Babylonie, trônant encore aujourd’hui. «Jamais deux sans trois» donc le voici : le microphone et le haut-parleur de l’Europe, de son XIXème siècle, dominant le monde, qui l’a bel et bien envahi. Élus par imams et muezzins réunis, le guide du peloton incontesté, Bilal l’Abyssin, le compagnon, le rossignol, le minaret, le porte-voix, le porte-parole, l’esclave que l’islam anoblit, est l’un des tout premiers convertis, après Khadija et Ali. Le claquement des sandales du prince de la tour, au Jardin d’éden, à l’abri, est entendu, sa présence est confirmée par Jibril l’ange, le messager, l’éminent, suivant de très près les pas nobles de Mohammad, qui le certifie. Le Prophète, Grâce et Paix sur lui, dévoila spontanément le secret, caché, tût, et la victoire avec lui, le songe prophétique annonce la bonne nouvelle, stimule et instruit, voilà l’objet du crédit: après chaque ablution deux prosternations sont de mise, en guise de gratitude, toujours avant de porter aussi loin que possible, de jour comme de nuit, les quintuples et virils appels à la prière, pour les transmettre, fidèles, vibrants, et assidus, à l’oreille tout ouïe, à l’oreille dont la surdité est presque totale, qui entend les graves mais pas les aigus, à l’oreille qui fait la sourde oreille, et au creux de l’oreille endormie, le hadith le dit, l’écrit et le transcrit. Bilal relaie Bilal sur le poste, faisant les trois huit, dans cette belle industrie. Qui n’a pas été saisi, et aux larmes ému, au moment de l’appel à l’oraison, ici, céans, ailleurs, là en Turquie, de la divine Maison ?

L’auberge est douce, calme, abrite et nourrit, le grand, le petit, le nanti et le démuni, l’ennemi devient allié, intime, un propriétaire indivis, ce beau monde est logé à la même enseigne, uni, en droits, par la foi, sans discrimination. Ségrégation ? Oh! Que nenni, nous disent la sagesse, la chaîne du cœur, et les leçons, infinies. La Maison s’occupe de domestiquer les innovations, les technologies, des frères chrétiens et de l’humanité, dont elle s’est toujours réjouit, avec intelligence, avec raison. Une pensée pour vous, poursuivons ensemble la culture de cette fleur, et son entretien, un grand merci. Un service en vaut un autre, depuis l’éternité, ainsi va la vie. Rendons hommage de la sorte à ces savants et scientifiques musulmans, de l’âge d’or, parfois occultés par l’Occident, qui ont influencé le monde, qui l’ont changé, ayant posé les bases de nombreuses découvertes, la liste est longue, citons seulement ceux-là: Ibn al-Haytham, Ibn Sīnā, Ibn Khaldoun, Ibn Rushd et Al-Khawarizmi.


[1] Sourate Al-Ahzab, 46

[2] جامع تراث العلامة الألباني في الفقه (صفحة 3784)

[3] Sourate Al-Imrane, 19

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